À chacun son destin. Ce qui nous distingue, c’est
la trajectoire que chacun d’entre nous choisit. Nos intentions
décideront si nous prendrons le chemin le moins fréquenté,
Et par conséquent, si nous voyagerons au plus profond
de notre âme.
-Diana S. Bokhari
C’est à l’âge de six ans que mon périple pour la cause des animaux m’est apparu évident : je tentais alors de m’en prendre à plusieurs adolescents qui torturaient un chaton dans une ruelle se trouvant derrière chez moi. Aujourd’hui encore, je remercie Dieu d’avoir envoyé ma grand-mère, toute jeune à l’époque, afin qu’elle me libère de leur colère… ou était-ce plutôt pour les sauver, eux, de la mienne? Je n’en suis pas certaine. Je me souviens clairement de cet événement, malgré le fait qu’il soit lointain, parce que l’amalgame des émotions qui m’ont envahie ce jour là était identique à celui que je ressens aujourd’hui, en tant qu’adulte, lorsque je vois un animal souffrir.
Les premiers signes vers la création de Naturalanimal en 2001 me sont apparus dès 1998 alors que nous avons adopté notre premier chien, Kelly. Ce chemin a été tracé par un besoin viscéral d’aider Kelly (notre berger allemand, décédée depuis) alors âgée de trois ans : elle souffrait de façon permanente d’allergies et de désordres gastro-intestinaux. Quand nous avons adopté Kelly, elle était déjà adulte, et nous ne connaissions que peu de choses sur les chiens. Comme pour la plupart des gardiens d’animaux, nous nous sommes beaucoup fiés sur ce que nous racontaient tout un chacun et non pas sur notre propre bon sens. J’ai offert à Kelly tout ce qui était disponible sur le marché en termes d’aliments commerciaux; même ceux se proclamant « naturels » ne fonctionnaient que sur une courte période de temps. Nous retournions alors à la case départ et à la prise massive d’antibiotiques.

À cette époque, j’étudiais l’alimentation chez les humains. Je commençais alors à faire des liens entre les aliments qui étaient sains et ceux qui ne l’étaient pas. J’ai par la suite lu le livre Food Pets Die For d’Ann Martin. Ce que j’y appris m’a choquée, dégouttée... et pour toujours, transformée. Cela a changé ma vie et a pavé la voie à une véritable révolution de l’industrie québécoise des aliments pour animaux en mettant de meilleurs choix à la disposition du grand public. L’idée était simple : s’il existait des magasins d’aliments naturels, des naturopathes et des homéopathes que nous pouvions consulter pour notre propre santé, alors pourquoi ces services ne seraient-ils pas disponibles pour nos chers compagnons animaux? Le concept n’avait jamais été mis à l’essai, et c’était donc tout un risque à prendre… tout comme l’était celui de défier ce groupe d’adolescents. Je ne pouvais pas résister; je devais le faire.
Naturalanimal a reçu un accueil positif incroyable depuis le premier jour de son existence. En tout premier lieu, nous avons été profondément touchés par les commentaires des gens qui entraient dans le centre et qui demandaient « Mais où étiez-vous donc? ». La joie et la reconnaissance me faisaient monter les larmes aux yeux. J’ai toujours eu l’impression que toutes mes pensées, mes aspirations et mes intentions avaient été accueillies à bras ouvert par un grand nombre de personnes; cela me force à me dépasser constamment afin d’offrir à ces gens l’information et l’assistance qu’ils recherchent. Chaque fois qu’une personne me raconte que la santé de son compagnon animal s’est améliorée, ne serait-ce que légèrement, et ce, grâce à mes recommandations, je me vois si comblée sur les plans émotifs et spirituels que l’exprimer en mots s’avère impossible.
Chaque fois qu’un animal abandonné ou dont on a abusé trouve un refuge ou un foyer aimant grâce à mon centre, je sens mon cœur chanter que je suis en train de remplir ma mission ici sur Terre, et que ma contribution fait une différence. Le chemin pour atteindre mon but aujourd’hui a souvent été difficile, mais les leçons spirituelles que j’en ai tirées et les trésors dont s’est rempli mon cœur sont, quant à eux, inestimables. J’ai acquis la force nécessaire pour continuer dans ma vocation pour la cause des animaux, même si quelquefois la tâche est difficile. Et j’ai également appris que plus le défi est grand, plus grande la solution apparaît lorsque l’adversité est perçue comme une opportunité à faire une différence, grâce à la confiance que nous avons en nous, en l’Univers et dans le but que nous nous sommes fixé. Comme le disait si bien Mère Térésa, « nous ne pouvons faire de grandes choses, seulement de petites choses avec beaucoup d’amour ».
Namaste, que la lumière soit en vous.
Diana S. Bokhari
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Naturalanimal & Pawtisserie
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